L'OURAGAN D'AYLMER

Stéphane Saucier

PROFIL DU DG:

Le propriétaire de l'Ouragan est un homme qui est très connu dans la ligue, et quelqu'un qui s'implique à fond dans la gestion de son club, mais aussi dans l'avancement de la ligue. Il représente certainement un des leaders parmi les proprios.

Son club est souvent renommé pour la moyenne d'age de sa formation, mais aussi pour sa masse salarial toujours au top.

 
Informations sur le DG
Date de Naissance:
31/05/1971
Ville de la demeure du proprio:
Longueuil (Boucherville)
Occupation:
Coordonnateur santé et sécurité - Association des Employeurs Maritimes (Port de Montréal)

 

Directeur-Gérant:
Stéphane Saucier
Aréna:
Épicentre d'Aylmer (1996-1997 à 2001-2002)

 

Fiche des saisons passées:
LQHAPBA (APBA)
Saison:
PJ
V
D
N
BP
BC
PTS
.PCT
RG
Résultats en séries:
DG
1996-1997
82
35
35
12
237
230
82
.500
11
Perdu en huitième de finale
Stéphane Saucier
1997-1998
82
29
39
14
226
260
72
.439
13
Perdu en quart de finale
Stéphane Saucier
1998-1999
82
50
25
7
297
205
107
.652
5
Perdu en huitième de finale
Stéphane Saucier
1999-2000
82
45
21
16
274
196
106
.646
4
Perdu en finale Coupe
Stéphane Saucier
2000-2001
82
46
29
7
291
228
99
.604
5
Perdu en quart de finale
Stéphane Saucier
2001-2002
82
49
27
6
295
240
104
.634
6
Perdu en huitième de finale
Stéphane Saucier

 

TRANSACTION A VIE DANS LA LQHAPBA

HISTORIQUE DE LA FRANCHISE

ANNÉE D'ENTRÉE DANS LA LIGUE: 1996-1997

Le 10 Juillet 1996, la propriété de la concession des Campeurs de L'Acadie fut transférée à M. Stéphane Saucier qui par la suite transféra la concession à Aylmer, pour devenir l'Ouragan.

C'est le 10 juillet 1996 que l'on célébrait en grande pompe l'attribution de nouvelles concessions dans la ligue APBA. Cette soirée à donner lieu d'octroyer à la ville d'Aylmer une équipe à sa première année d'éligibilité. Pour cette occasion, la mairie a décrété une trêve à sa soirée de bowling bénéfice pour ses chevaliers de Colomb ainsi qu'à son prestigieux tournoi de poche du Club optimiste, afin de festoyer cette nouvelle acquisition urbaine avec une partie de dentier musical.

Plusieurs attributs donnent un cachet particulier à cette municipalité qui jouis déjà d'une renommé mondiale pour son festival du creton et son exposition estivale de fromage au soleil. Ainsi, dans son cahier de candidature bien étoffé, la ville a misé sur sa vitalité économique et son dynamisme occasionnés par le tourisme et la jeunesse de sa population. Ces éléments font de la ville d'Aylmer un endroit très prisé par les joueurs de la ligue.

Parlant de tourisme, lors de cette soirée, le tirage au sort a désigné les Campeurs de l'Acadie à prendre la direction d'Aylmer. Cette dernière, devenue sous tutelle de la ligue en cours de saison, ne pouvait plus subvenir aux besoins de ses joueurs. On chuchote que le propriétaire, qui est devenu introuvable au cours de la saison dernière, s'est vu être interné dans un asile incapable de vivre avec les insuccès de son équipe. On parle même qu'il déguste à tous les jours un cocktail de Lithium, Valium et Ritalin en répétant dans un langage devenu incompréhensible par l'amas d'écume sur le bord de sa bouche : "Barbeau-Karya, Karya-Barbeau"...

Quelques semaines plus tard, le nom et les nouvelles couleurs de l'équipe furent dévoilées sous les réflecteurs du sous-sol de l'église par l'échevin dans une soirée mémorable. Le nom " Ouragan" fut choisi en honneur de la dévastatrice tornade d'une intensité de F4 qui s'est abattue sur cette paisible municipalité le 19 juillet 1993.

C'est avec l'approbation du Curé de la paroisse et en misant sur l'expertise d'un directeur général chevronné que l'organisation s'est donnée comme mandat d'atteindre un certain seuil de respectabilité jamais connu à l'Acadie. En effet, c'est compilant une fiche à vie de 32-125-11 en 168 matches que les Campeurs s'amènent à Aylmer. Cette récolte de 75 points... en 2 saisons n'a évidemment pas encore permis à cette organisation de l'Acadie de participer aux séries de fin de saison.

Il va sans dire que des jours meilleurs sont souhaités par la nouvelle administration afin de sortir du marasme du livre des records de médiocrité d'antan.

C'est ainsi que :

1- L'importance d'une défensive efficace.
2- Une gestion alerte des activités du monde du hockey.
3- Des transactions judicieuses
et ...
4- La patience sont maintenant les prémisses de bases qui guident cette nouvelle philosophie de gestion dans l'ascension vers l'objectif ultime à moyen terme, soit : La Coupe Stanley.

Sur la glace, l'équipe misera sur des joueurs de caractère aguerris pour encadrer une jeunesse montante. Parmi ceux-ci le capitaine de l'Ouragan, en l'occurrence Scott Stevens et les deux assistants Doug Gilmour et Ken Daneyko entourent les jeunes loups que sont : Éric Dazé, Vitali Yachmenev, Dimitri Mironov et Dean McAmmond.

La route est cependant longue, ardue et pénible pour trouver sa place au sommet des puissances dans la ligue, mais comme le disait le vieux sage du village sur son perron en train de boire sa "canisse" de Rez : La vengeance est douce au cœur de l'indien.

 

L'OURAGAN AU FIL DES ANS

 

1996-1997
1997-1998
1998-1999
1999-2000
2000-2001
2001-2002

 

 

 

SAISON 1996-1997 :

Pour une surprise, s'en fut toute une. En effet c'est une saison remplie de surprise que s'est avérée la saison 1996-1997 pour l'arrivé de cette nouvelle concession à la ville des vents. Pour l'organisation, c'est une saison couronnée de succès presque inespérés que L'Ouragan a connu sur la glace. Il faut tout d'abord préciser que l'équipe s'était fixé comme but un objectif presque irréalisable dans les circonstances ; une fiche de .500. Et c'est exactement le mandat qu'à rempli l'Ouragan cette saison en compilant une fiche de 35 victoires, 35 défaites et 12 nuls.

On ne parlait même pas d'une participation aux séries de fin de saison dans leur cas. Il a bien sûr quelques experts qui se sont aventurés dans ces prédictions, mais au niveau de l'organisation, cet objectif demeurait envisageable mais difficile à atteindre. Le tout pour laisser aux joueurs de s'adapter à leur nouvel environnement sans pression excessive afin qu'ils s'amusent tout en pratiquant leur métier.

The Mirable on Ice, comme se plaisent à dire les gens d'Aylmer à propos de leur équipe favorite, arriva contre toute attente. Une participation aux séries d'àprès saison à leur saison initiale; La consécration d'une saison couronnée de succès.

Pour la première fois depuis sa création, cette équipe a atteint la première étape de la route qui mène aux grands honneurs. Fait encore plus étonnant, elle l'a atteint lors de sa première saison à Aylmer. La nouvelle administration a réussit là oû plusieurs ont faillit soit, en une seule saison ramener sur le droit chemin une équipe sans véritable gouvernail. La réalisation de ce rêve, jusque-là inimaginable, démontre une preuve tangible que l'équipe est sur des bases solides et démontre le sérieux du propriétaire de bâtir une équipê gagnate.

Un des faits marquant de cette dernière saison fut sans aucun doute l'acquisition du vétéran Doug Gilmour au coût du jeune espoir Rob Niedermayer et d'un choix de quatrième ronde au repêchage 1997. Ce dépanneur s'est avéré être un véritable catalyseur à l'attaqueen plus d'être efficace en désavantage numérique en conservant son titre parmi les meilleurs au niveau des mises en jeux. C'est pourquoi il fut nommé athlète de l'année à Aylmer, et qu'on lui a remis les clefs de la ville et une passe de saison pour le zoo. La jeune sensation Éric Dazé, pour sa part, a reçu le titre de recrue de l'année dans la ligue. Ce prix prouve encore une fois le flair incontesté de l'équipe de dépisteur. Les ajouts de Kyrki Lumme et de Cliff Ronning ont, à leur façon, ravigotés l'attaque et la défensive de la jeune équipe.

Bien que la ville d'Aylmer soit en liesse par les performances de leur équipe professionnelle locale, il ne faut pas quitter des yeux l'objectif ultime. Le plus difficile est donc à venir, une saison remplis de surprises c'est bien beau, mais encore faut-il répéter l'exploit et faire encore mieux la saison prochaine. C'est pourquoi il faut élever la barre pour l'an prochain. L'acquisition de Bill Ranford, un gardien de but aguérris, est un geste en ce sens. L'organisation dera donc tout en son pouvoir pour améliorer les performances déjà acceptables de l'équipe afin de toujours batailler avec les meilleurs. Les quatres objectifs de départ demeurent, et sont d'autant plus vrais cette saison, ils sont gages de succès. La dernière saison est donc déjà derrière nous, le mot d'ordre cette saison est: 40 victoires....

 

 

 

 

SAISON 1997-1998 :

Désastreuse

Tel est le seul adjectif possible pour qualifier le type de saison que cette équipe de l'Outaouais a connue. En effet, après avoir laissé miroité à ses partisans la possibilité d'une amélioration continuelle d'année en année, l'Ouragan s'est contenté d'une performance sans véritable lustre. L'organisation qui s'était pourtant engagé à emprunter le chemin de la victoire, et ce dans les plus brefs délais, s'est vue offrir sur un plateau d'argent un pied de nez par les autres directeurs généraux de la ligue. C'est avec en poche une fiche déficitaire de 29 victoires, 39 défaites et 14 matches nuls que la direction compte amorcer sa nouvelle campagne de billets de saison.

On avait pourtant pris le taureau par les cornes en début de saison en échangeant l'inconnu Caorey Stillman, le ténébreux Boris Mironov et monsieur personnalité " 96 " Éric Dazé, ainsi qu'un choix de 1ière et 2ième rondes de 1998, pour se retrouver avec celui que plusieurs considèrent comme le joueur le plus talentueux de la ligue le Tch`que Jaromir jagr, le richissime Tomas Sandstrom et le sexy Aaron Miller. Plus tard dans la saison, trevor Kidd s'est joint à l'équipe en compagnie de Scott Lachance en échange du prolifique Jyrki Lumme et de l'homme à la gosse d'acier Ken Wregget. Ce mouvement de personnel ne produit pas les résultats escomptés.

En effet, l'équipe qui jouait pour .500 avant cette transaction, se retrouva avec une fiche inférieure à elle de l'année précédente lorsque la saison a été clôturée.

Le seul point positif de cette campagne, s'il en est un, est sa fructueuse participation aux séries de fin de saison pour une 2ième année consécutive. En effet, dans le dernier droit de la saison, le Grand Jaromir s'est levé et a propulsé l'Ouragan tout juste devant le Crunch de Syracuse pour la 7ième place pour affronter Peter Bondra, Patrick Roy et leur bande des Cobras d'East-Rutherford. Comble de miracle après une saison remplie de déception, l'Ouragan a défait les Cobras en 7 parties dans une sériedes plus compétitive. Comme la première ronde fut passablement difficile, c'est une équipe décimée par les blessures qui perdit contre les puissants Supersonics de Seattle à la ronde suivante. Ce fut une bonne rince en règle pour cette bande d'éclopée.

En un rien de temps la direction fit un virage à 180 degrés pour réajuster le tir de ses objectifs de départ. En effet, c'est lors de la réunion des directeurs généraux à l'occasion de la présentation des séries éliminatoires, que la direction a décidé que le temps des expériences tirait à sa fin et qu'il était temps de passer aux choses sérieuses, soit la coupe à court terme. Contre toutes attentes et en marche vers la saison 1998-1999, l'Ouragan fit l'acquisition en regard à ses besoins de John LeClair, Pat Lafontaine, Travis Green et de Cory Cross, et ce en se départissant des services de Doug Weight, Dean McAmmond, Scott Lachance et d'un choix de 3ième ronde de 1998. Ce mouvement surprise, de personnel, redonna vie et espoir à la ville d'Aylmer qui en avait bien besoin.

Depuis ce temps, la population de la paisible municipalité est en liesse et aimerait avoir leur directeur général comme Premier Ministre du Canada. Comme ses opinions politiques n'ont rien à voir avec le régime fédéral actuel, il se contente de répondre aux journalistes avec une pointe d'ironie : " ..le job de fourr..vendeur (sic), je laisse ça à mon homologue de Charlestown! "

 

 

 

 

SAISON 1998-1999 :

Merveille et queue de poisson...

Comme de dicton, après la pluie vient le beau temps, voilà comment on peut qualifier la tendance de l'Ouragan. Partie de " désastreuse " la saison dernière, victoires, honneurs individuels, records fracassés, assistances, brefs tout ce qui a gravité autour de l'équipe a été couronnés de succès. Comme quoi rien n'est parfait, c'est en queue de poisson que s'est malheureusement terminée la saison, qui pourtant, était la meilleure depuis son entrée dans la ligue.

Tout d'abord, il faut mentionner que ce virage a commencé de belle façon à l'aube des vacances de la saison 1997-1998. En effet, l'équipe, fraîchement éliminée par les Supersonics, s'est munie d'armes pour la guerre laissant derrière elle la philosophie de l'éternelle reconstruction qui l'avait caractérisée à ses trois premières saisons, et fit l'acquisition de John LeClair qui, grandement appuyé de Pat Lafontaine et de Jaromir Jagr, s'est avéré être un facteur dominant dans les succès de l'équipe. Faisant scintiller la lumière rouge à 80 reprises, il représenta à lui seul le cœur de la force de frappe offensive de l'Ouragan cette saison.

C'est sans son directeur gérant et sous les guides du M. Sébastien Roberge (D.G. des Mammouth de Sherbrooke, vainqueur de la prestigieuse coupe lors de la saison 1996-1997), que l'Ouragan a participé à la séance de repêchage et plongé dans la saison 1998-1999. En effet, due à des restrictions budgétaires inquiétantes (baisse des assistances avec une équipe moribonde sans véritable lustre), le D.G. de l'Ouragan, a dû sabrer dans le budget de recrutement et faire lui même cet exercice auprès des jeunes espoirs Européens. Ayant des directives plus tendancielles que directrices, M. Roberge a dirigé cette organisation durant 6 mois d'une main de maître. Campant les rôles d'entraîneur et de négociateur auprès des autres directeurs généraux, M. Roberge a su remplacer à pied levé son confrère cantonné à Sion en Suisse. Sacrifiant plusieurs jeunes de l'organisation pour des joueurs aguerris, une seule route était possible pour la victoire à cours terme et M. Roberge l'a prise, chapeau!

C'est au début décembre que M. Saucier retrouve son siège et reprend en main une équipe déjà bien rodée. En fait, c'est une équipe modifiée de plusieurs joueurs de soutient, mais ayant cependant son noyau intact qui l'attendait. Une équipe bien meilleurs en défensive, alignant plus de caractère et de robustesse se retrouvait alors sur la patinoire. Dès le premier contact avec l'équipe, l'heure de la préparation aux séries de fin de saison débuta. Les expériences se succéda de partie en partie afin de trouver la chimie idéale quand l'heure des séries sonnera, le moment où l'on sépare les hommes des enfants.

C'est alors qu'il se mit au boulot. Jugeant l'unité offensive suffisamment apte produire les résultats escomptés, M. Saucier se concentra à peaufiner le soutient de l'équipe et à colmater les brèches apparentes. À ce titre, l'Ouragan joua 2 coups de dés impérieux. Défiant le principe que l'on touche pas à l'alignement d'une équipe gagnante, le D.G. fit l'acquisition (entre autres) de pas moins de 8 joueurs en 2 transactions fracassantes. C'est ainsi que: Brendan Shanahan, Curtis Joseph, Steve Duchesne, Curtis Leschyshyn, Don Sweeney, Scott Mallanby, Rob Zamuner, Guy Carbonneau, le choix de 2ème ronde de Varennes ainsi que le 5ème de Notre-Dame s'amènent à Aylmer, laissant partir, non sans peine; son capitaine Scott Stevens, Randy McKay, Jyrki Lumme, German Titov, Alexei Karpovtsev, Jeff Beukeboom, Garth Snow, Ed Olczyk ainsi que deux choix de 3ème ronde. Plusieurs transactions mineurs viendront par la suite meubler les postes de joueurs d'utilité, principalement en défensive, c'est donc que: Ken Daneyko, Alexei Gusarov, Bobby Carpenter, Blair Atcheynum et Brian Noonan (pour ne nommer que ceux-là) quittent, pour accueillir: Kelly Miller, Dave Reid, Tom Fitzgerald, Kelly Buchberger et Terry Carkner.

C'est en compilant une fiche 107 points, cumulant donc de 50 victoires 25 défaites et 7 matchs nulles, que l'Ouragan fait son entrée dans les séries de fin de saison, se frottant d'entrée de jeux aux Old Minors de Shefferville de M. Michel Walsh. Bien que les statistiques démontraient sur papier une suprématie hors de tout doute vis-à-vis leur adversaire, se classant en saison régulière au 4ème rang de la ligue en offensive et 5ème en défensive, la troupe de M. Saucier s'est littéralement effondrée en série de fin saison en encaissant ses 4 défaites en aussi peu que 5 matchs. Bien que Don Sweeney ait été perdu pour le reste des séries dès la rencontre initiale, et ce, sans rien enlever aux troupiers de M. Walsh qui se sont fort bien tirés d'affaire, il n'en demeure pas moins que les canons de l'Ouragan n'ont tout simplement pas livrés la marchandise tant exploitée durant saison régulière.

Récoltant qu'une seule victoire contre cette équipe d'expansion, et ce, grâce à des performances spectaculaires et sans reproches de Ron Tugnutt qui, soumis à un barrage de plus de 40 tirs par match, est venu hanter son ancienne équipe, les " vedettes " de l'Ouragan ont tout simplement été invisibles, laissant toute la place au valeureux gardien (ex M. 21-0!). Tout les espoirs se sont effondrés en moins d'une semaine. Une année de préparation pour en venir au moment du bilan et de l'autopsie aussi rapidement, quelle déception. Mince consolation par la suite; c'est avec une joie non dissimulée et un orgueil quelque peu égratigné, que la direction a regardée et encouragée les Old Minors à défaire les Chiefs de Charlestown en 5 parties.

Contrairement aux années antérieures, c'est un futur tout de même positif qui se dessine dans le ciel de l'organisation. En effet, bien que la direction a eu la victoire à cours terme comme principal objectif dans ses mouvements de personnel durant la saison, et ce, quitte à en hypothéquer l'avenir, il n'en demeure pas moins qu'elle se retrouve, encore aujourd'hui, en bonne posture pour compétitionner l'an prochain. Le noyau est toujours là et la nomination de Raymond Bourque le rassembleur comme capitaine (après le départ de Scott Stevens), est un signe évident que l'avenir se conjugue encore au présent pour cette organisation.

En ce sens, après l'élimination trop rapide face aux hommes de M.Walsh, l'organisation s'est retroussée les manches et a remis la main à la pâte afin de combler la perte de son meilleurs joueur de centre Pat Lafontaine. Dans le but évident de demeurer une équipe compétitive tant et aussi longtemps que John LeClair et Jaromir Jagr seront en mesure de tirer la barque, l'Ouragan a fait un coup d'éclat. C'est donc que La Merveille s'amène à Aylmer pour effectuer son dernier tour de piste dans la ligue. La ville est en liesse, The Great One est maintenant un des nôtres. En effet, le célèbre 99, M. Wayne Gretzky, se retrouve avec l'Ouragan dans le but de terminer sa carrière avec une équipe aspirante aux grands honneurs. Un geste à cours terme pour l'organisation, mais un risque calculé. Pat Lafontaine quitte pour se reposer, Wayne prendra la relève aux côtés de John LeClair.

Dans un même souffle, l'organisation fait l'acquisition du jeune Chris Osgood et laisse partir l'énigmatique Curtis Joseph. Le noyau est donc toujours intact et l'organisation est confiante d'avoir fait un autre pas en avant.

Mince consolation cependant au gala de la remise des trophées. En effet, malgré une élimination rapide digne des anales des " chokers ", l'Ouragan a littéralement volé la vedette en remportant pas moins de 5 trophées. Quel exploit! C'est donc que John LeClair est sortie de cette soirée avec deux trophées en poche, soit le Art Ross et le Maurice Richard. Malgré ses 39 ans, Raymond Bourque s'est sauvé avec le Norris. M. Saucier avec le trophée Scotty Bowman et l'organisation de l'Ouragan d'Aylmer s'est vu être récompensé pour ses années de dure labeur en se voyant octroyer le trophée du commissaire remis à l'équipe s'étant le plus améliorer.

Une belle saison bien félicitée par 5 trophées, c'est bien beau, mais encore faut-il être en mesure de livrer la marchandise durant les séries de fin de saison, tel est la marque des grande équipes et des grand joueurs. Heureusement que l'extraordinaire saison met un baume sur la fin en queue de poisson. Une fois ça passe difficilement, mais la deuxième... Les joueurs ont quelque chose à prouver à la direction et l'arrivée du plus grand joueur de tout les temps est n'y est pas étrangère. On attend rien de moins que l'an dernier pour la saison prochaine, séries éliminatoires victorieuses en prime. Il n'en tient qu'à John, Jaromir, Brendan, et Chris de prendre les choses en main. Wayne, Raymond, Doug et Guy s'en chargerons.

 


 

SAISON 1999-2000 :

Si près, mais si loin…

Pour un titre évocateur, celui-ci en est un vrai. En effet, pour la première de son histoire, l'Ouragan s'est rendu à l'étape ultime. Et c'est sans pour autant donner une dernière coupe à La Merveille que la saison s'est terminée. Saison qui en soit fut fort satisfaisante tant au niveau de la patinoire qu'au niveau du management. L'équipe ne s'est pas rajeunit, bien au contraire, mais elle a sue se tailler une place parmi les grands, parmi les dynasties de la ligue. Évidemment, Jaromir, Big John et Brendan y sont pour quelque chose, mais l'acquisition de joueurs expérimentés tels Bourque, Roy, Robitaille, Oates et Niewendyk ont fournis un apport plus que qu'acceptable dans l'atteinte des nouveaux objectifs et standards développés par l'Ouragan au fil des saisons. C'est une tradition d'excellence que l'Ouragan est en train de se bâtir.
SAISON 1999-2000 (suite):

L'an dernier on se disait satisfait de sa saison chez l'Ouragan, sans pour autant l'être de sa performance en série de fin de saison se faisant ainsi montrer la sortie en 5 matchs par l'équipe cendrillon des séries de 1999, les Old Minors de Shefferville. Les joueurs ont appris et c'est un signe digne de mention quand on veut donner une direction à une équipe.

C'est en pulvérisant les records d'équipe année après année que l'Ouragan établis sa progression. Progression qui, de toute évidence, monte en flèche depuis que la ville d'Aylmer a fait l'acquisition des défunts Campeurs.

Voyons donc un peu plus en profondeur ce qu'il en est de la performance en séries. D'entrée de jeux, c'est avec une victoire convaincante en 4 matchs sur les Lions de Prince-Albert que l'Ouragan a mis le pied dans les séries. L'excès de confiance aurait pu risquer inutilement de refaire la même bêtise que l'année précédente. Heureusement pour eux, la préparation et l'expérience y étaient. La deuxième ronde fut, comme la première, une formalité. 4 matchs ont aussi suffit à envoyer les River-Rats en vacance.

Aucune défaite en 8 matchs des séries, quelle introduction! Le plan de match est respecté et les leaders donnent le ton pendant que les vedettes livrent la marchandise. Au fil des séries, les adversaires se dessinent. C'est maintenant au tour de l'équipe no.2 de la ligue d'affronter l'Ouragan, soit : Dominik Hasek et les West-Islanders de Beaconsfield. Un célèbre dicton dit qu'en série on ne choisit pas son adversaire et dans ce cas-ci, il n'y a rien de plus vrai. Les West-Islanders était l'équipe la plus crainte. Tous savent de Dominik et capable de miracle lorsque l'enjeu y est.

La série s'amorce donc sur la même lancé, soit avec deux victoires consécutives. 10 matchs! Ça fait donc 10 matchs que l'Ouragan ne perd pas. C'est en se délectant de cet exploit que les joueurs prêchent pour la première fois par excès de confiance et perdent leur premier match en série 2000. Ils se reprendront par la suite dans le quatrième match pour amener la série à 3-1. Ça y est, les jeux sont faits, il ne reste qu'une victoire à obtenir et la série sera dans la poche. " Sera " est bien le mot, car comme Yogi Berra l'a bien dit, " It's not over t'll it's over… ". Tous les experts s'entendent pour dire que c'est la dernière partie qui est la plus difficile à gagner et il n'y a rien de plus vrai. En effet, c'est avec l'énergie du désespoir que la troupe à Stéphane Koeman pousse les deux équipes à la limite d'une rencontre dans un septième match. L'avance difficilement construite fond donc comme neige au soleil et l'équipe se place dans une situation au bord du précipice. Il aura donc fallu une intervention du directeur général auprès des joueurs pour venir à bout de la torpeur que l'équipe semblait s'enliser. Ce fut donc à l'arraché que l'Ouragan est parvenu à se sortir de cette série en soldant le tout par une victoire en 7 matchs.

Mais le mal était fait. C'est une équipe avec le moral dans les talons et déjà bien meurtrit de la remonté spectaculaire que Beaconsfield avait effectuée dans la précédente série que l'Ouragan se retrouva en finale de la coupe Stanley contre les éternels Chiefs de Charlestown. L'étape ultime, la raison d'être de ce si beau sport. Voilà maintenant l'occasion de donner la chance à Wayne, Guy, Raymond et bien d'autre de la lever à bout de bras une autre fois, et pour une première pour certain. D'enfin en donner une à cette ville qui les a si chaudement appuyée depuis 4 ans.

Comment passer à côté? Comment ne pas prendre la chance qui s'offre? Comment se trouver avec les batteries à plat devant une telle situation? Comment être à fois si près, mais si loin?

Les deux défaites consécutives contre la troupe à Pierre Barbeau lors des deux matchs initiaux à Charlestown enleva tout espoir de réussite aux troupiers de l'Outaouais. Pour eux, les dés étaient joués. Ils avaient tellement dominé, tous étaient si faciles. Mais comme les victoires passées ne sont pas gages de victoires futures, il semble que les joueurs aient oubliés ce qui les avait menés à être parmi les deux meilleurs équipes de la ligue. Tout à coup, ils ne savaient plus comment gagner. La recette ne fonctionnait plus. La sauce collait au fond et la crème ne levait plus. Ce fut donc après 6 matchs que les Chiefs remportent la fameuse coupe tant convoitée de Lord Stanley pour la deuxième fois de son histoire.

Démoralisé, l'Ouragan s'avoua vaincu par une équipe supérieure. Non seulement avait-elle mieux jouée, mais elle était mieux préparée et plus expérimentée en terme de match en série. Il ne faudrait pas oublier également que les Chiefs sont tout de même l'équipe qui a terminé au premier rang de la ligue et demeure LA puissance de la ligue.

Se relever les manches, tel est la seule issue. Après une année remplis de succès couronnée de longues séries, il sera difficile de se remettre au boulot. Les joueurs devront apprendre à gagner en équipe. Le talent et le leadership ne manquent pas dans cette équipe, maintenant ils devront apprendre à jouer et à payer le prix ensemble.

L'équipe vieillit, déjà il faut déjà penser au plan de renouvellement du talent en place. On doit transmettre aux jeunes la tradition d'excellence que les dirigeants ont si bien réussit à instaurer. Dans cette perspective, la direction a fait son boulot. Tout en s'améliorant au niveau de la patinoire, elle a su se constituer une banque de choix appréciable pour une équipe aspirante, qui plus est, elle a amélioré son rang au prochain repêchage. Tous savent que de coordonner renouvellement et rendement sont deux philosophies de gestion extrêmement difficile à conjuguer, presque diamétralement opposées.

Se cantonner dans la complaisance face au succès de l'équipe, serait la pire action que les dirigeants de l'Ouragan pourraient prendre. Face au futur les pieds bien établis dans le présent, tel est la direction que semble prendre cette organisation. Les éléments sont en place, il s'agit de bien jouer ses cartes pour poursuivre la route du succès vers la première saison du millénaire. Pour l'an prochain, la Coupe rien de moins. Mais avant que la saison ne débute, en plus d'arborer fièrement le " 99 " sur leur chandail un guise d'hommage au " great one ", l'organisation a dors et déjà annoncé que des cérémonies auront lieu lors du premier match de la saison prochaine pour retirer le célèbre chandail no.99 de la Merveille, le meilleur joueur de tout les temps. La direction souhaite par ce geste, d'une part, que les joueurs s'en inspire pour donner un souffle à la prochaine saison, et d'autre part, souligner l'apport indéniable que le meilleurs d'entre tous a apporté à cette ligue. À l'an prochain…

 

 

 

 

SAISON 2000-2001 :

Va-t-on y arriver?

Le rideau vient de tomber sur une autre enlevante saison de hockey à Aylmer, que déjà on pense à l'an prochain. L'heure des bilans de fin de saison reste un événement à saveur dramatique quand une saison se termine avant la 16ème victoire des séries. Une chose est cependant évidente, la parité est maintenant bel et bien présente dans la ligue A.P.B.A.

En effet, chez l'Ouragan, plusieurs décisions devront êtres prises afin d'assurer le succès à long terme de cette équipe. Plusieurs décisions dont certaines auront fort probablement des répercussions sur l'avenir de certains joueurs de l'équipe.

Bien que les saisons régulières aient été couronnées de succès depuis plus de trois ans, il n'en demeure pas moins qu'une révision complète du personnel en place ainsi que de la stratégie de la direction de l'équipe s'impose puisque la coupe n'a pas encore paradée sur le boulevard Wilfrid-Lavigne. Les joueurs vieillissant, le visage des équipes de têtes se modifiant, chez l'Ouragan aussi on se doit mettre les pendules à l'heure si on veut poursuivre dans la même veine.

Le temps du grand questionnement de l'organisation semble maintenant arrivé. Doit-on y aller avec ce qu'on a sous la main ou préparer immédiatement la relève? Choix difficile à faire d'autant plus que la tenue de ces dites vielles jambes sur la patinoire est irréprochables, choix qui devra cependant être inévitablement pris durant la prochaine saison morte.

Le noyau demeure tout de même d'une qualité au-dessus de la moyenne. Ainsi Jaromir Jagr, John LeClair, Brendan Shanahan, Theoren Fleury, Adam Oates, Joe Niewendyk, Raymond Bourque, Brian Rafalski, Richard Matvichuk, Gary Suter et Patrick Roy tienne toujours le fort en attendant qu'une relève vienne leur prêter main forte. Visiblement, une relève pour l'avenir car pour le moment ces derniers tirent encore leurs épingles du jeu.

Après la Merveille la saison dernière, un autre valeureux joueur et assistant-capitaine tire sa révérence. En effet, Guy Carbonneau l'As des missions défensives, quitte l'organisation d'Aylmer après y avoir donné les derniers coups de patin de sa carrière. Un dur coup pour les unités spéciales qui devront, encore une fois, renouveler son personnel avec du sang neuf. Et bientôt, inévitablement d'autres suivront.

Dans l'ensemble, c'est une saison en déca des attentes que les troupiers d'Aylmer ont connues. Un rang sans éclat au classement général et aucun titre individuel pour les joueurs et la direction, si ce n'est qu'un autre trophée Norris pour Raymond Bourque. Pour ce qui est du chemin parcouru en série, c'est une équipe usée d'une série de 7 matchs contre les River-Rats de Lasalle qui s'est présentée contre les Crusaders de Notre-Dame en quart de finale pour perdre en 7 parties également contre les futurs finalistes de la coupe Stanley.

Toutes ces victoires et défaites sans saveur n'est pas sans éviter la remise en question de toute la direction. Mais va-t-on y arriver? Se demande-t-on. Après tous les efforts de progression que la direction a effectués, il semble que les dividendes tardent à venir. Tout le monde est mécontent de la situation, les joueurs autant que la direction. Ce n'est pas que l'équipe soit mauvaise, c'est qu'il manque le p'tit quelque chose qui fait la différence entre une bonne p'tite équipe et une équipe championne. Malheureusement pour les nostalgiques, il semble que ni Wayne ni Guy aient réussit à apporter ce p'tit quelque chose qu'il manque. Espérons maintenant que Raymond ne faillira pas à la tâche à son tour avant de les accrocher pour de bon.

Qui fera partie de l'alignement de départ en octobre prochain? Quel sera le nouvel objectif de l'organisation quand la saison 2001-2002 débutera? Difficile à dire à ce stade, mais une chose est cependant assurée, la tradition de soif de victoire se poursuivra sans aucun doute et l'équipe sera là pour se battre quand la saison se mettra en branle le 11 octobre 2001 contre les Mammouths de Sherbrooke.

 

 

 

 

SAISON 2001-2002 :

Quand le train passe…

L'Ouragan vient tout juste de clôturer leur saison encore dans les rangs des meilleures formations du circuit, mais sans pour autant avoir gagner le championnat… encore une fois.

L'organisation a eu beau faire des efforts, mais il semble que le bol à salade de Lord Stanley ne fera visiblement pas escale à Aylmer encore cette année. Que faut-il faire? Il semble pourtant clair que ce ne serait pas par un manque de travail et de rigueur de la direction, mais plutôt par manque de chance ou de " timing ".

De gagnants, de grands gagnants sont passé par cette organisation en ne laissant leur marque que dans le vestiaire et sur les feuilles de pointage, sans pour autant graver leur nom sur cette prestigieuse coupe. Cette année encore, l'organisation a fait ses devoirs en allant chercher le plus grand talent que le hockey n'est vu évoluer, soit Mario " le Magnifique " Lemieux, et ce, au coût d'un centre à la croisée des chemins et d'un défenseur prometteur en Adam Oates et Brian Rafalski.

Avec le grand Mario, Jaromir Jagr, Brendan Shanahan, Joe Nieuwendyk, Theoren Fleury, Darryl Sydor, Gary Suter et sa majesté Patrick s'appuyant sur le valeureux Raymond Bourque à son dernier tour de chant, et ce, malgré que John LeClair fut présent que pour 26 matchs pendant la saison régulière, on se serait attendu à mieux que de se faire éliminer en première ronde par les Fighting Machine de Notre-Dame pour une deuxième saison de suite. Josef Stumpel s'est joint à l'équipe pendant les vacances des fêtes au coût du jeune Mike Fisher afin d'ajouter plus de profondeur au noyau en place, mais rien n'y fit.

On peut tout de même affirmer que le groupe de joueur a accomplit une excellente besogne en offensive durant la saison (avec une telle brochette d'artistes!), mais une défense poreuse n'a pas permis à l'équipe de " veiller tard " dans les séries de fin de saison, où généralement, on dit que c'est le temps où la vraie saison débute.

On peut tout de même se questionner sur les mouvements de personnel qui ont eu lieu depuis le moment où l'équipe s'est mise à être en mesure rivaliser avec les meilleures du circuit. En effet, les mouvements, avec des visés fort honorables, n'ont-ils pas permis à l'équipe d'aller chercher des joueurs qui, plus souvent qu'autrement, étaient en fin de carrière? On pense à La Merveille Wayne Gretzky, Guy Carbonneau, Doug Gilmour ou Raymond Bourque. Ces joueurs, bien qu'ils aient été en mesure de rendre de fiers services à l'organisation, étaient-ils réellement en mesure de la soutenir à bout de bras? Leur restaient-ils assez d'essence dans leur réservoir pour accomplir réellement ce que l'on attendait d'eux? Le temps ayant fait l'histoire, on peut maintenant en douter. Espérons cependant que le grand 66 ne fera pas partie de cette catégorie de joueurs.

Il demeure néanmoins un fait indéniable : Ces joueurs ont laissé une trace indélébile sur l'organisation et tous ceux qui passeront par ce vestiaire dans l'avenir bénéficieront immanquablement de cette marque.

Comment ne pas se donner corps et âme à une cause quand les plus grands y ont sués sang et eau? Ne serait-ce que pour cet impact, les mouvements n'auront pas été inutiles, mais les amateurs attendent toujours que le destin vienne faire d'eux une ville championne.

L'annonce du changement de ligue de l'équipe pour la prochaine saison, fait en février dernier, a été reçue comme une douche froide par les amateurs. En effet, c'est la perspective de voir son équipe favorite amputée de quelques joueurs faute de budget qui rend le publique perplexe et anxieux.

Plusieurs choses sont dors et déjà assurée pour la prochaine saison : 4 nouvelles équipes joindront les rangs de la ligue, 8 joueurs étiqueté comme faisant partie du noyau de l'organisation ont été sélectionnés et confirmés pour l'an prochain, soit : Mario Lemieux, Jaromir Jagr, Brendan Shanahan, John LeClair, Joe Nieuwendyk, Theoren Fleury, Darryl Sydor et Patrick Roy. Les amateurs sont donc confiant d'assister encore cette année à un bon spectacle avec une base aussi solide. Autre changement et non le moindre, la ville de Patofville a été désignée pour être l'hôte de la prestigieuse équipe école de l'Ouragan.

En effet, c'est à l'occasion de la compétition internationale de coup pied dans l'cul, le Ass-Open Tournement, que les clowns ont d'ailleurs remporté haut la main, que la décision s'est prise. Ces derniers, en guise de victoire, ont choisi d'amener l'équipe à Patofville en nommant leur équipe en honneur de leur douloureuse profession. Les joueurs qui feront la navette entre Patofville et Aylmer la feront à 12 personnes à la fois dans une Beetle jaune à fleurs rose-nenane. Inutile de préciser que les fournisseurs de fleurs qui pissent, de bagues électrifiées, de tas de marde et de plaques de vomis en plastique sont fou de joie et salivent à l'idée de faire des affaires d'or par les temps qui courent. De tout pour mettre de la joie dans un arena quoi!

Que va-t-on maintenant faire d'autre pour remplir les coffres de l'Ouragan?

Voilà que comme réponse, une solution alternative semble de plus en plus faire son chemin. En effet, la possibilité de la construction d'un nouvel amphithéâtre, bien qu'une bonne solution, laisse actuellement planer un doute dans l'esprit des amateurs. Et si l'équipe devait déménager suite à des pressions d'un commanditaire majeur? Des rumeurs circulent à l'effet que Petro-Canada aurait fait certaines approches auprès de la haute direction de l'Ouragan.

Certaine disent même qu'une entente serait déjà signée. Sans confirmer ou infirmer, la direction refuse catégoriquement de commenter. Anguille sous roche? Quelles que soient les décisions qui seront prises, les fantômes suivront la tradition de gagnant de l'organisation dans le vestiaire qu'il se trouvera, ici ou ailleurs. D'ici à ce qu'on arrive à la rivière, rendons-nous au pont en encourageant notre équipe tel que nous l'avons fait depuis son arrivée, savourons le moment présent.

C'est donc avec optimisme et engouement que l'organisation de l'Ouragan d'Aylmer souhaite débuter la prochaine saison, presque un nouveau départ. Espérons qu'ils sauront prendre le train lorsqu'il passera…